Suite aux 30 ans de conflit interne et à
l'invasion libyenne en 1973, le Tchad est infesté par les mines, les munitions
non explosées et les engins explosifs abandonnés.
90 % des zones minées sont situées dans
la région de Borkou-Ennedi-Tibesti dans le Nord du pays. En plus des zones
infestées par les mines, les munitions non explosées et les engins explosifs
abandonnés dans le Nord du pays, les régions du centre, de l'Est et de l'Ouest
sont également infestées du fait de combat régulier entre l'armée nationale et
les différents groupes de rebelles depuis fin 2005.
Cette contamination est responsable de la
plupart des blessés. Fin 2007, le nombre de victimes de mines et de munitions
non explosées enregistrée a atteint 2 616, soit 1 142 morts et
1 474 blessés.
L'étude d'impact des mines réalisée entre 1999 et 2001 a identifié 249 communautés touchées par les mines, ce qui représente une zone de plus de 1 000 kilomètres carrés.
Cette étude a démontré que les mines, les
munitions non explosées et les engins explosifs abandonnés affectaient
directement la sécurité et les moyens de subsistance de plus de 280 000
tchadiens, bloquant ainsi l'accès à l'eau, aux champs, aux terres agricoles,
aux routes et aux chemins.
Dans l'Est du Tchad en particulier, on trouve
de nombreuses personnes déplacées internes. Selon les chiffres de l'UNHCR, en
janvier 2008 elles étaient au nombre de 179 000, et le nombre de réfugiés
soudanais était estimé à 250 000 en mars 2008. Ces groupes sont
particulièrement vulnérables face à la contamination de la région car ils ont
quitté leur foyer et ne connaissent pas suffisamment leur environnement de vie
actuel.
L'objectif de MAG au Tchad est d'éliminer la
menace que posent les mines, les munitions non explosées et l'artillerie
abandonnée pour la plupart des populations touchées, afin qu'elles puissent
accéder en toute sécurité à leurs logements, à l'eau et aux terres agricoles.
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