Les mines et les munitions non explosées
résultant de vingt ans de conflit (1983-2002) au Sri Lanka n'empêchent pas
seulement les populations de reprendre une vie normale, ils entravent les
efforts de reconstruction et de repeuplement prévus par les autorités
nationales et locales.
Le pays tout entier a souffert des
affrontements passés et présents, mais les districts de Jaffna, Kilinochchi,
Mannar, Mullaitivu, Vavuniya, Batticaloa, Trincomalee et d'Ampara ont supporté
le plus fort du conflit.
L'accord de cessez-le-feu signé en 2002, a
été respecté pendant presque quatre ans, malgré les violations du gouvernement
et des Tigres de libération de l'Eelam Tamoul (LTTE) et les effets dévastateurs
du tsunami en 2004.
Pendant le cessez-le-feu, le nombre mensuel de blessés par
mines était compris entre 15 et 20. Grâce aux différents efforts combinés, ce
chiffre a chuté à moins d'un blessé par mois en 2006.
Suite aux élections présidentielles de 2005, le pays a
connu une recrudescence de la violence notamment des civils mais également des
militaires, avec des combats navals et au sol et une multiplication des
attaques aériennes et des bombardements. Le nombre de victimes va probablement
augmenter si les affrontements ne s'arrêtent pas.
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