MAG travaille au Congo depuis septembre 2007
en partenariat avec le Ministère de la Défense du Congo, pour remédier aux
problèmes causés par les restes de guerre.
Grâce au financement du Bureau du Département
d'État américain chargé de la réduction et de la destruction des armes, MAG a
débuté la destruction des stocks d'armes légères et de petit calibre (ALPC)
ainsi que l'étude des sites où des accidents dus aux munitions non explosées se
sont produits.
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Exemple de boîtes contenant des MANPADS stockées dans de mauvaises conditions de sécurité. |
Le problème
Entre 1993 et 1999, le Congo a connu trois
conflits majeurs, qui ont causé le départ de près de 810 000 personnes et
causé la mort d'environ 15 000 personnes. Ces conflits ont été déclenchés
par des milices qui auraient obtenu plus de 24 000 armes en « pillant
des dépôts militaires et de la police ».
Malgré les efforts acharnés pour récupérer
ces armes, notamment grâce au désarmement informel et aux programmes de
réintégration entre 1999 et 2002, on estime à 34 000 le nombre d'armes
toujours en circulation au Congo en 2005.
La plupart des armes et des munitions non
explosées qui ont été saisies avec succès, sont entreposés dans et autour de
dépôts militaires dans des zones très peuplées et dans des conditions de
sécurité quasi inexistantes.
Les armes et les munitions non protégées
donnent la possibilité aux milices de pouvoir se réarmer dans l'éventualité
d'un nouveau conflit dans le pays. En outre, elles pourraient en encourager le
commerce illégal avec les cinq pays frontaliers du Congo.
De plus, du fait des mauvaises conditions de
stockage, les risques d'incendie ou d'explosion des entrepôts de munitions sont
importants. Cela s'est déjà produit à plusieurs reprises dans le pays, causant
la mort et blessant de nombreux civils bien après la première détonation.
Objectifs du projet
MAG a pour objectif de contribuer
matériellement aux initiatives de construction de la paix et aux efforts de
sécurité au Congo en identifiant, en évaluant et en détruisant les ALPC, les
MANPADS (systèmes portatifs de défense aérienne) et autres explosifs, qui
présentent actuellement un danger du fait de leur dégradation, de leurs
conditions d'entreposage et de leur proximité avec les communautés locales.
Le projet
À Brazzaville, la capitale, et à Pointe
Noire, la deuxième plus grande ville du pays, MAG forme et supervise deux
équipes de techniciens des Forces Armées Congolaises dans les techniques de
découpage, du brûlage et de destruction des ALPC :
• MANPADS et éléments connexes (les crosses
de tir et les batteries thermiques)
• Missiles air-air pouvant être modifiés pour
une utilisation sol-air
• Armes légères (Kalachnikov et mitrailleuses
légères) et munitions
• Roquettes
• Mines antipersonnel, mines antichar et
mines marines
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On estime à 34 000 le nombre d'armes encore en circulation en 2005. |
En plus des activités de destruction, MAG
réalise actuellement des études à Brazzaville et à Dolisie, sites où des
accidents se sont produits suite à l'explosion de restes de guerre, afin de
déterminer quel type d'intervention est nécessaire à la sécurisation de ces
zones.
Les premières conclusions indiquent que des
accidents se produisent encore car les communautés empiètent sur les terres
minées pour construire les logements, pour l'agriculture et les autres
activités de subsistance.
Une piste a été construite le long de l'un de ces
sites, où des munitions non explosées ont été découvertes lors des travaux de
construction, et où des sous-munitions ainsi que des bombes non explosées se
trouvent disséminées sur le sol près des cultures.
Il faut s'attendre à ce qu'un défrichement de
cette zone de combat et un possible déminage
soient nécessaires pour éliminer ces menaces et ainsi éviter tout autre
accident et rendre l'accès aux routes et aux terres sûrs.
Bénéficiaires
En détruisant les ALPC dans les états
dangereux, le projet permet de réduire significativement les risques
d'explosion de ces engins, ce qui est dans l'intérêt des communautés densément
peuplée vivant sous cette menace constante.
De plus, une assistance technique et une
formation dispensées aux FAC renforcent la capacité nationale ainsi que
l'engagement dans la destruction des ALPC, et aide aux systèmes de gestion des
stocks, permettant ainsi d'augmenter la sécurité au niveau national et
régional.
décembre 2007


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