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Burundi

Le problème

Douze années de guerre civile ont laissé le Burundi dans un état de sous-développement où insécurité et menaces de retour aux conflits règnent. La large prolifération d’Armes Légères et de Petit Calibre (ALPC) [YouTube] telles que les grenades à main continue de menacer la sécurité de nombreux civils et constitue une entrave au développent du pays.

En 2007, environ 100 000 foyers au Burundi possédaient une ou plusieurs armes. Malgré les campagnes de désarmement civil, la violence armée reste fortement présente au quotidien dans le pays, prouvant la large disponibilité d’ALPC. Une vingtaine d’incidents criminels armés sont rapportés chaque mois par les Nations Unies, ainsi qu’une dizaine d’attaques avec grenades.

Surveyors interview the victim of an ERW accident

Une étude de zones suspectes.
[Photo: MAG Burundi]

Les grenades à main sont communément utilisées lors de disputes entre civils ainsi que par divers groupes criminels. Les enfants, bien souvent inconscients des dangers que représentent ces armes et munitions, sont des victimes potentielles, jouant avec ces grenades qu’ils peuvent rencontrer pendant leurs activités quotidiennes.

La guerre civile, caractérisée par un manque significatif de ressources humaines et financières, a aboutit à une faible gestion des stocks d’armement et de munitions détenus par l’Etat. Les deux institutions que représentent la police et l’armée ont en effet toutes deux reconnues avoir notifié des pertes au sein même de leurs stocks respectifs, alimentant le marché noir et profitant à divers groupes criminels. Les stocks non sécurisés représentent également une menace importante car présentant de forts risques d’explosions accidentelles.

Il s’agit d’un problème d’autant plus grand que la disponibilité des armes augmente considérablement le risque pour le pays de retomber dans un conflit à un moment et dans une région où la stabilité politique reste aujourd’hui fragile.

Un deuxième legs du conflit fut la présence de mines et autres Explosifs de Guerre, en particulier au Nord-Ouest du pays, région qui ne pouvait être aisément accédée pour décontamination jusqu’en 2010 par la présence continue de rebelles dans la forêt de la Kibira.

Cependant, en Novembre 2011, suite aux dernières activités de déminage avec le soutien de MAG, le Burundi s’est déclaré avec trois ans d’avance «Libre de Mines», à l’occasion de la Onzième Réunion des États Parties de la Convention sur l’Interdiction de l’Usage, du Stockage, de la Production et du Transfert de mines anti personnelles, et sur leur Destruction. La menace d’Explosifs de Guerre demeure néanmoins sérieuse dans le pays.

Votre don aide MAG à déployer ses équipes dans des zones de conflits actuels ou passés, afin d’éliminer les restes de guerre, dans l’intérêt des populations mondiales dans le besoin.

Faites un don et en savoir plus sur l’utilisation de votre argent (en anglais)

Comment MAG agit au Burundi

Depuis 2007, MAG Burundi travaille directement avec les institutions nationales, à savoir la Police Nationale du Burundi (PNB) et la Force de Défense Nationale (FDN, armée nationale) dans le développement de leur capacité à sécuriser et gérer de manière sûre et durable leurs stocks d’ALPC et de munitions.

Le but premier est de s’assurer que les ALPC contenues dans les stocks du gouvernement n’alimenteront ni le marché noir ni les groupes armés non étatiques. Depuis Novembre 2011, après une étude préalable d’évaluation à travers tout le pays, MAG a formé et supervisé une équipe de la FDN dans la destruction du surplus d’armes et de munitions obsolètes. Le projet présent couvre 2 des 5 régions militaires du Pays.

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En 2010-2011 MAG a soutenu le Gouvernement du Burundi dans le secteur de l’action Humanitaire contre les mines.
[Photo: MAG Burundi]

En 2009-2010, MAG a également participé à la campagne de désarmement civil, détruisant les ALPC rapportées par la population burundaise à la Commission Nationale en charge des ALPC (CNAP).

La présence et les actions de MAG aident à réduire considérablement le risque d’accidents tels les explosions accidentelles de dépôts de munitions et limite également le risque de fuites d’armes détenus par l’Etat qui tomberaient dans les mains de criminels. MAG contribue ainsi à la diminution de la violence armée au sein de la société burundaise, indispensable à son développement économique et social.

Depuis son arrivée au Burundi, MAG a détruit plus de 20 000 grenades à main, un résultat significatif dans le contexte de la violence armée au Burundi, où les grenades à main sont des armes de choix. Plus de 10 000 armes à feu ont également été détruites.

Tous les projets de Sécurité Physique et Gestion des Stocks (SPGS/PSSM en anglais) mis en œuvre par MAG au Burundi entrent dans le cadre du Protocole de Nairobi pour la Prévention, le Contrôle, et la Réduction d’ALPC dans la Région des Grands Lacs et la Corne de l’Afrique, et soutiennent la réalisation du Programme d’Action des Nations Unies (UNPoA) pour les ALPC, et la Déclaration de Genève sur la Violence Armée et le Développement.

En 2010-2011 MAG a soutenu le Gouvernement du Burundi dans le secteur de l’action Humanitaire contre les mines.

Suivant une étude de Zones Suspectes, en 2011 MAG a formé et supervisé une équipe de l’autorité nationale en charge de l’action Humanitaire (la DAHMi), afin de décontaminer les dernières Zones dangereuses confirmées au Burundi et remplir les engagements du Burundi envers l’article 5 de la Convention d’Ottawa.

Le Gouvernement dispose dorénavant d’une capacité autonome pour intervenir sur des tâches urgentes de Neutralisation, Enlèvement et Destruction d’Engins Explosifs (par exemple: des grenades non explosées après une attaque criminelle).

MAG est désormais à la recherche de fonds additionnels afin de poursuivre la collecte et la destruction d’ALPC au sein des trois régions militaires restantes, ainsi que pour la réhabilitation d’armureries et dépôts de munitions, et une formation des armuriers.

Bénéficiaires

Le programme de MAG au Burundi réduit considérablement le risque d’explosion accidentelle et, tout en améliorant la sécurité et la gestion des ALPC détenues par l’Etat, limite le risque de fuite d’armes contribuant ainsi à la réduction de la violence armée au Burundi.

Le travail de décontamination réalisé au Burundi, permet la remise des terres agricoles ou de construction dans un pays où les terrains libres sont extrêmement rares et les conflits fonciers fréquents. Ces activités permettent également l’accès aux infrastructures électriques, facilitant et garantissant un meilleur entretien nécessaire.

Pour plus d’informations

Publications






MAG souhaite remercier les bailleurs suivants pour leur contribution actuelle au programme MAG Burundi: US Department of State's Office of Weapons Removal and Abatement (WRA) et Fonderie 47.


À propos de MAG


MAG (Mines Advisory Group) est une organisation humanitaire neutre et impartiale qui élimine les restes de guerre dans l'intérêt des populations mondiales.

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MAG a reçu conjointement le prix Nobel de la paix en 1997, récompensant ainsi son travail avec la Campagne Internationale pour Interdire les Mines (ICBL), aboutissant en 1997 à la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel et commue également sous le nom de Traité d'Ottawa.